Taux immobiliers : où en sommes-nous en octobre 2026 ?
Publié le 7 octobre 2026
Après une période de relative stabilité, le marché du crédit immobilier connaît à nouveau quelques tensions. En ce début d’automne 2026, les taux d’emprunt repartent progressivement à la hausse et les conditions de financement redeviennent un élément déterminant dans la réussite d’un projet immobilier.
Faut-il pour autant renoncer à acheter ? Est-ce le bon moment pour vendre ? Quel est l’impact réel de cette hausse sur le pouvoir d’achat immobilier ?
Voici quelques repères pour mieux comprendre la situation actuelle.
Des taux qui remontent progressivement
La tendance observée depuis la rentrée se confirme en octobre.
À l'échelle nationale, les taux moyens obtenus par les emprunteurs se situent actuellement aux alentours de :
3,30 % sur 15 ans
3,51 % sur 20 ans
3,58 % sur 25 ans
En Nouvelle-Aquitaine, les niveaux constatés sont proches, avec environ :
3,49 % sur 15 ans
3,55 % sur 20 ans
3,57 % sur 25 ans
Ces chiffres restent naturellement indicatifs. Le taux réellement proposé dépend du profil de l'emprunteur, de ses revenus, de son apport personnel, de son niveau d'endettement, de son épargne résiduelle, de la durée du financement et de la qualité globale du dossier.
Les meilleurs profils peuvent encore obtenir des conditions sensiblement plus favorables.
Pourquoi les taux remontent-ils ?
Plusieurs facteurs expliquent cette évolution.
Les banques évoluent actuellement dans un environnement financier plus tendu. La remontée des taux directeurs de la Banque centrale européenne, les tensions sur les marchés obligataires et une inflation qui reste sous surveillance influencent directement le coût auquel les établissements bancaires se refinancent.
Les banques répercutent progressivement cette situation dans leurs barèmes de crédit immobilier.
Nous ne sommes toutefois pas, à ce stade, dans un scénario comparable à la remontée extrêmement rapide connue en 2022 et 2023.
Il s'agit plutôt d'une hausse progressive, mais qu'un acquéreur ayant un projet à court ou moyen terme doit désormais intégrer dans ses calculs.
Quel impact pour les acquéreurs ?
Une variation de quelques dixièmes de point peut sembler faible. Pourtant, sur un financement de 20 ou 25 ans, elle peut avoir une incidence significative sur le coût total du crédit et sur la capacité d'emprunt.
À mensualité identique, une hausse du taux signifie généralement une capacité d'emprunt légèrement inférieure.
C'est pourquoi la préparation du financement devient de nouveau essentielle avant même de commencer sérieusement les recherches.
Apport personnel, stabilité professionnelle, gestion des comptes, épargne disponible après l'acquisition et taux d'endettement sont autant d'éléments analysés par les établissements bancaires.
Un dossier parfaitement préparé peut aujourd'hui faire une réelle différence.
Faut-il attendre une éventuelle baisse des taux pour acheter ?
C'est probablement l'une des questions qui m'est le plus souvent posée.
Il n'existe malheureusement pas de réponse universelle.
Attendre une baisse hypothétique des taux peut sembler séduisant. Mais pendant cette attente, le bien recherché peut être vendu, les prix peuvent évoluer et les conditions de financement peuvent également continuer à se durcir.
Les principaux acteurs du financement anticipent d'ailleurs plutôt une poursuite graduelle de la hausse d'ici à la fin de l'année 2026, certains évoquant des taux moyens pouvant progressivement se rapprocher de la zone des 4 %.
Un projet immobilier doit donc être étudié dans sa globalité : prix du bien, apport, mensualité acceptable, durée de détention envisagée, situation personnelle et perspectives patrimoniales.
Lorsque tous ces éléments sont cohérents, attendre uniquement pour tenter de gagner quelques dixièmes de point sur un taux n'est pas nécessairement la meilleure stratégie.
Et pour les vendeurs ?
L'évolution des taux concerne également directement les propriétaires souhaitant vendre.
Lorsque le coût du crédit augmente, une partie des acquéreurs voit mécaniquement sa capacité de financement diminuer.
Dans ce contexte, la justesse du prix de mise en vente devient encore plus importante.
Un bien positionné au-dessus de sa valeur de marché risque de perdre rapidement en attractivité. Les acquéreurs sont aujourd'hui mieux informés, comparent davantage les biens et raisonnent simultanément en prix d'acquisition et en coût mensuel de financement.
À l'inverse, un bien correctement estimé, bien présenté et bénéficiant d'une stratégie de commercialisation adaptée conserve toutes ses chances de trouver son acquéreur.
Et cela est particulièrement vrai sur des marchés recherchés comme le Pays Basque et le Sud Landes, où l'emplacement, la qualité du bien, ses prestations et sa rareté continuent de jouer un rôle majeur.
Octobre 2026 : un marché qui demande davantage de préparation
Le marché immobilier n'est donc pas à l'arrêt.
Il évolue.
Acheteurs comme vendeurs doivent simplement s'adapter à un environnement différent de celui que nous avons connu lorsque les taux étaient exceptionnellement bas.
Pour un acquéreur, cela signifie notamment valider précisément son financement avant de se positionner.
Pour un vendeur, cela signifie connaître la valeur réelle de son bien et adopter dès le départ un prix cohérent avec le marché actuel.
Plus que jamais, l'information, l'anticipation et l'accompagnement sont les clés d'un projet immobilier réussi.
Vous avez un projet immobilier au Pays Basque ou dans le Sud Landes ?
Que vous envisagiez de vendre, acheter, investir ou simplement connaître la valeur actuelle de votre bien, je suis à votre disposition pour étudier votre projet et vous apporter une analyse personnalisée du marché.
Christophe Castanchoa-Latchere
Conseiller immobilier – Capifrance
Spécialiste Immobilier, Luxe & Prestige et Commerce & Entreprises
Pays Basque & Sud Landes
📞 06 67 10 35 78
✉️ [email protected]